Sommaire⌄
- À quoi ressemblent des excréments de termites ?
- Termites ou autre insecte du bois : le tableau pour trier
- Les autres traces de termites à chercher dans un appartement
- Voit-on les termites à l’œil nu ?
- Pièges à termites : utiles, mais pas une preuve d’absence
- Vous avez un doute : la déclaration en mairie
- Vendre à Paris : l’état relatif à la présence de termites
- Paris et petite couronne : ce qui change pour vous
- Questions fréquentes
Des excréments de termites ont l’aspect de minuscules granulés secs, tous de la même taille, que l’on trouve en petits tas sous une boiserie. Mais à Paris, où l’on rencontre surtout des termites souterrains, ces tas sont rares : ces termites gardent leurs déjections dans leurs galeries. Une poudre fine sous des trous ronds vient le plus souvent d’un autre insecte du bois, et un piège vide ne prouve rien.
Vous habitez un appartement ancien à Paris ou en petite couronne et vous comptez vendre ? Tout Paris est classé en zone de surveillance et de lutte contre les termites, donc l’état relatif à la présence de termites fait partie de votre dossier de vente, et Heydiag intervient sous 24 à 48 h avec un rapport remis en 1 à 24 h. Vous pouvez demander un devis en ligne ou consulter notre page diagnostic termites.
À quoi ressemblent des excréments de termites ?

Les sites spécialisés parlent de « frass » pour désigner ces déjections. Le mot recouvre deux réalités très différentes selon l’espèce, et c’est là que la plupart des propriétaires se trompent.
Termites de bois sec : des granulés réguliers
Les termites de bois sec vivent dans le bois lui-même et évacuent leurs déjections par de petits orifices. On retrouve alors au pied d’un meuble, d’une plinthe ou d’un dormant de fenêtre des grains durs, ovales, d’une taille de l’ordre du millimètre, avec une couleur proche de celle du bois rongé. Ce qui les distingue, c’est leur régularité : on dirait du sable très calibré. Un tas qui se reforme après avoir été aspiré signale une activité en cours.
Termites souterrains : presque jamais de tas visibles
En Île-de-France, le cas courant est celui des termites souterrains. Ils ne rejettent pas leurs excréments à l’extérieur : l’Observatoire national des termites décrit leurs cordonnets comme un mélange de terre, d’excréments et de salive, qui tapisse aussi les galeries creusées dans le bois. Autrement dit, chez eux, les « excréments de termites » ne se ramassent pas à la balayette. Ils forment ces conduits terreux qui grimpent le long d’un mur de cave ou d’une huisserie.
C’est un point que je répète souvent en visite : l’absence de petits tas ne veut pas dire absence de termites, surtout dans un immeuble ancien avec caves et pieds de murs humides.
Termites ou autre insecte du bois : le tableau pour trier
Les termites ne sont pas les seuls insectes xylophages. Le ministère de la Transition écologique distingue les termites des insectes à larves xylophages comme les capricornes et les vrillettes. La réglementation de la vente ne vise que les termites, mais le diagnostiqueur peut signaler les autres dégâts qu’il observe.
| Ce que vous voyez | Origine probable | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| Granulés durs, réguliers, en petit tas sous une boiserie | Termites de bois sec | Ne pas aspirer tout de suite, photographier, faire inspecter |
| Conduits de terre sur un mur, une gaine ou une huisserie | Termites souterrains | Ne pas casser le cordonnet, déclarer en mairie, faire inspecter |
| Poudre fine et farineuse sous des trous ronds dans un meuble ou un parquet | Larves de vrillettes ou de lyctus | Traitement du bois concerné ; pas une déclaration termites |
| Trous ovales plus larges et sciure grossière dans une poutre de charpente | Larves de capricorne | Faire vérifier la solidité de la pièce de bois |
| Bois noirci, mou, filaments blancs, odeur de champignon | Champignon lignivore (mérule possible) | Chercher la fuite d’eau, faire identifier le champignon |
| Petits tas de sciure fibreuse près d’un passage de câble | Travaux, perçage, ou fourmis charpentières | Vérifier l’historique des travaux avant de s’alarmer |
Le tableau aide à faire un premier tri, pas à conclure. Deux insectes différents peuvent cohabiter dans la même poutre, et une ancienne attaque peut laisser des traces alors que l’activité est terminée depuis des années.
Les autres traces de termites à chercher dans un appartement
La Ville de Paris liste, sur sa page consacrée à la lutte contre les termites, trois signes qu’un occupant peut repérer lui-même : du bois creusé sans sciure apparente, des galeries-tunnels de terre qui courent sur les murs, et des essaimages au printemps. Sur le terrain, je regarde dans cet ordre :
- Les cordonnets : de fins tubes de terre, souvent le long d’un angle, d’une canalisation ou d’un joint de carrelage, au départ d’une cave ou d’un sol.
- Le bois qui sonne creux : plinthes, chambranles, marches d’escalier dont la surface paraît saine mais qui cèdent sous une pointe et se délitent en feuillets.
- De petits trous bouchés de terre dans le plâtre ou les cloisons, que l’Observatoire national des termites cite parmi les indices.
- Des ailes au sol, en petit tas près d’une fenêtre ou d’une porte-fenêtre, après l’essaimage de printemps.
- Des portes ou fenêtres qui coincent sans raison, quand le dormant est attaqué.
Les zones à inspecter en priorité dans un immeuble parisien : la cave et ses boiseries, les pieds de cloisons au rez-de-chaussée, les gaines techniques, les huisseries côté cour, les placards sous escalier. Plus haut dans les étages, les termites souterrains arrivent rarement sans laisser une trace dans les parties basses.
Voit-on les termites à l’œil nu ?
Oui, un termite se voit à l’œil nu, mais on en croise rarement. Les ouvriers, pâles et mous, fuient la lumière et restent dans le bois ou dans leurs galeries. Les seuls que l’on voit vraiment sont les ailés, au moment de l’essaimage : on les prend facilement pour des fourmis volantes. Le critère simple : la fourmi a une « taille de guêpe » très marquée entre thorax et abdomen, le termite a un corps plus droit, et ses quatre ailes sont de longueur égale.
Si vous ouvrez un cordonnet et voyez des insectes blanchâtres s’agiter, la question est réglée. Prenez une photo, refermez si possible avec un peu de ruban adhésif, et ne pulvérisez rien : un insecticide de grande surface ne touche que la partie visible de la colonie.
Pièges à termites : utiles, mais pas une preuve d’absence
Les pièges et stations de détection vendus en ligne ont leur intérêt : ils montrent qu’il y a du passage à un endroit précis. Le problème, c’est la lecture inverse. Un piège vide après trois semaines dit seulement qu’aucun termite n’est passé dans ce piège-là, à ce moment-là. Les termites souterrains suivent leurs propres galeries et peuvent ignorer une station posée à un mètre de leur trajet.
Il y a une autre limite, plus concrète pour un vendeur : un piège ne remplace pas l’état relatif à la présence de termites. Ce document doit être établi par une personne qui remplit les conditions de l’article L. 271-6 du code de la construction, selon l’article R. 126-42, c’est-à-dire un diagnostiqueur certifié. Le rapport indique les parties visitées, celles qui n’ont pas pu l’être, et les éléments infestés ou non. Vos relevés de pièges peuvent l’aider à cibler, rien de plus.
Vous avez un doute : la déclaration en mairie
Qui déclare, dans quel délai
L’article L. 126-4 du code de la construction et de l’habitation est clair : dès qu’il a connaissance de la présence de termites, l’occupant déclare en mairie. Si le logement est vide, c’est au propriétaire de le faire. L’article R. 126-2 précise la forme : dans le mois qui suit les constatations, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par dépôt contre récépissé en mairie. La déclaration mentionne l’identité du déclarant, l’identification de l’immeuble, les indices observés, et peut être accompagnée d’un état relatif à la présence de termites.
En copropriété
Pour les parties communes d’un immeuble en copropriété, la déclaration revient au syndicat des copropriétaires, donc en pratique au syndic. Si vous trouvez des cordonnets dans la cave commune, prévenez le syndic par écrit et gardez une trace. Si c’est dans votre lot, la déclaration vous concerne directement, en tant qu’occupant.
Beaucoup d’occupants hésitent, de peur que la déclaration « bloque » la vente. Elle ne la bloque pas. Elle permet à la commune de suivre les foyers, et l’acheteur, de toute façon, lira le rapport termites.
Vendre à Paris : l’état relatif à la présence de termites

Par un arrêté préfectoral du 21 mars 2003, une zone de surveillance et de lutte contre les termites a été créée sur l’ensemble du département de Paris. Tous les arrondissements sont concernés, sans exception. Service-public.fr rappelle que l’état relatif à la présence de termites est exigé à la vente d’un logement situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral.
- Validité : moins de six mois à la date de la promesse ou de l’acte authentique (article D. 271-5). L’arrêté de 2003 parlait de trois mois pour l’ancien « état parasitaire » ; c’est la règle nationale actuelle de six mois qui s’applique.
- Sanction civile : sans ce document annexé à l’acte, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés pour la présence de termites (article L. 271-4).
- Contenu : parties visitées et non visitées, éléments infestés ou non, date et signature du diagnostiqueur.
Un rapport positif n’empêche pas de vendre. Il informe l’acquéreur, qui négociera peut-être, et il vous protège pour la suite. Nous avons détaillé le point de vue de l’acheteur dans faut-il acheter un bien avec des traces de termites, et le déroulé de la visite dans comprendre le diagnostic termites. L’état termites se commande en général avec les autres documents du dossier de diagnostic de vente, en une seule visite.
Un conseil pratique : ne traitez pas en catastrophe la veille du passage du diagnostiqueur, et ne cachez pas un cordonnet derrière un meuble. Laissez accessibles la cave, les placards techniques et les trappes. Une partie non visitée est notée comme telle dans le rapport, et c’est rarement ce que l’acheteur aime lire.
Paris et petite couronne : ce qui change pour vous
À Paris, la question de la zone ne se pose pas : tout le département est couvert. En petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), les zones sont fixées département par département, parfois commune par commune ; vérifiez l’arrêté de la préfecture de votre département avant de conclure que vous n’êtes pas concerné. Dans les immeubles haussmanniens et faubouriens, les points faibles se ressemblent : caves humides, planchers bois sur solives, huisseries d’origine côté cour. Si votre immeuble a déjà connu un traitement, demandez au syndic le compte rendu ; il vous servira face à l’acheteur. Pour l’ensemble des diagnostics d’un appartement parisien, voyez notre page diagnostic immobilier à Paris.
Questions fréquentes
Comment savoir si on a des termites ?
On cherche d’abord les cordonnets de terre sur les murs, le bois qui sonne creux ou s’effrite en feuillets sous une pointe, de petits trous bouchés de terre dans le plâtre et des ailes au sol au printemps. Un seul indice ne suffit pas à conclure ; en cas de doute, un diagnostiqueur certifié inspecte les parties accessibles et note ce qu’il n’a pas pu voir.
Comment reconnaître une infestation de termites ?
Une infestation se lit à plusieurs signes réunis au même endroit : galeries de terre qui montent d’un sol ou d’une cave, bois creusé de l’intérieur avec une surface intacte, essaimage. Des granulés réguliers en tas évoquent plutôt des termites de bois sec ; une poudre fine sous des trous ronds évoque des larves de vrillettes ou de lyctus.
Comment viennent les termites dans les maisons ?
Les termites souterrains vivent dans le sol et montent dans le bâti par des galeries de terre, en suivant les fissures, les gaines, les murs humides ou le bois au contact du sol. C’est pour cela que les caves, les rez-de-chaussée et les pieds de murs sont les premiers endroits à regarder.
Quand sortent les termites ?
Les termites restent cachés presque toute l’année. On les voit surtout au printemps, lors de l’essaimage : des individus ailés sortent du sol, des fissures des murs ou des encadrements de fenêtre, puis perdent leurs ailes. Trouver ces ailes près d’une fenêtre est un indice à prendre au sérieux.
Peut-on vendre un logement avec des termites ?
Oui. En zone d’arrêté préfectoral, comme tout Paris, l’état relatif à la présence de termites fait partie du dossier de diagnostic remis à l’acquéreur. Il doit dater de moins de six mois à la promesse ou à l’acte. S’il manque, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés pour ce défaut.
Faut-il déclarer des termites en mairie ?
Oui. L’occupant, ou le propriétaire si le logement est vide, déclare la présence de termites en mairie dans le mois qui suit la constatation, par lettre recommandée avec avis de réception ou par dépôt contre récépissé. Pour les parties communes d’une copropriété, c’est le syndicat des copropriétaires qui déclare.
Un doute sur des traces chez vous, ou une vente qui approche ? Appelez le 09 77 77 36 99, écrivez-nous sur WhatsApp au même numéro, ou demandez votre devis en ligne.
Sources officielles
- Ville de Paris, lutte contre les termites
- Arrêté préfectoral du 21 mars 2003, zone de surveillance sur l'ensemble de Paris (annexes PLU, paris.fr)
- Légifrance, article L126-4 CCH (déclaration en mairie)
- Légifrance, article R126-2 CCH (délai d'un mois, forme de la déclaration)
Relu et vérifié le 08/10/2026 par Ichaï Lahmi, diagnostiqueur immobilier certifié, à partir des sources officielles ci-dessus.