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La surface Loi Boutin est la surface habitable qui doit obligatoirement figurer dans le bail d'habitation d'une résidence principale, qu'il s'agisse d'une location vide ou meublée soumise à la loi du 6 juillet 1989. Elle ne concerne pas la vente : c'est l'erreur la plus fréquente avec la Loi Carrez. À Paris, où les surfaces sont souvent petites et atypiques (sous-pentes, mezzanines, anciennes chambres de service), un mesurage précis protège le bailleur et sécurise le bail. Heydiag intervient dans tout Paris et l'Île-de-France pour mesurer la surface habitable et la mentionner sans risque dans votre contrat de location.
| Pour quoi ? | La location d'un logement en résidence principale (≠ Loi Carrez, qui concerne la vente). |
|---|---|
| Quel type de bail ? | Bail d'habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, vide ou meublé. |
| Que mesure-t-on ? | La surface habitable : surface de plancher, hors murs, cloisons, gaines et parties de moins de 1,80 m de hauteur. |
| À la charge de qui ? | Du bailleur, qui mentionne la surface dans le bail. Sous réserve de vérification de votre situation. |
| Zone | Paris (75) + Île-de-France (77, 78, 91, 92, 93, 94, 95). |
Réponse indicative, sous réserve de vérification de votre dossier par un diagnostiqueur. Ce simulateur ne constitue pas un avis juridique.
La mention de la surface habitable, dite « surface Loi Boutin », est exigée pour les baux d'habitation portant sur une résidence principale et soumis à la loi du 6 juillet 1989 (loi n°89-462). Elle s'applique aussi bien aux locations vides qu'aux locations meublées dès lors qu'elles constituent la résidence principale du locataire. La surface habitable doit figurer dans le contrat de location, sous réserve de vérification de votre situation précise.
À l'inverse, certaines situations sortent de ce cadre, comme les locations qui ne constituent pas une résidence principale. En cas de doute sur la nature de votre bail, mieux vaut faire confirmer le périmètre avant la signature plutôt que de corriger après coup.
La surface habitable n'est pas une simple formalité : c'est une information contractuelle attendue par le locataire et encadrée par la loi. Elle permet au candidat à la location de comparer les biens sur une base homogène, de vérifier la cohérence du loyer demandé au mètre carré, et de s'assurer que le logement correspond à l'annonce.
Pour le bailleur, indiquer une surface fiable, c'est éviter les contestations en cours de bail. Une surface annoncée trop optimiste peut se retourner contre le propriétaire : si la surface réelle est sensiblement inférieure à celle inscrite au bail, le locataire dispose d'un levier pour demander un ajustement (voir plus bas). Un mesurage réalisé par un professionnel apporte une trace sérieuse et opposable de la surface retenue.
La surface habitable correspond à la surface de plancher construite, mesurée après déduction d'un certain nombre d'éléments. Concrètement, on retire :
Point essentiel à Paris, où l'habitat ancien multiplie les volumes biscornus : les parties d'une hauteur sous plafond inférieure à 1,80 m ne sont pas comptabilisées dans la surface habitable. Une chambre mansardée n'est donc prise en compte que pour la portion où l'on tient debout.
Enfin, sont exclus de la surface habitable les locaux qui ne sont pas destinés à l'habitation : caves, sous-sols, remises, garages, terrasses, balcons, ainsi que les vérandas non habitables et les combles non aménagés. Ces règles découlent de la définition de la surface habitable rappelée par la loi du 6 juillet 1989 (article 3-1). Sous réserve de vérification, elles constituent le cadre de référence de tout mesurage Boutin.
▶ En vidéo : la loi Boutin en pratique — tout sur la surface habitable
Le tableau ci-dessous résume ce qui entre, ou non, dans le calcul de la surface habitable Loi Boutin.
| Élément | Compté dans la surface Boutin ? |
|---|---|
| Surface de plancher habitable | Oui |
| Murs, cloisons, marches, gaines | Non |
| Cave | Non |
| Garage | Non |
| Terrasse / balcon | Non |
| Combles non aménagés | Non |
| Parties d'une hauteur sous 1,80 m | Non |
| Véranda non habitable | Non |
Un balcon ou une terrasse, même très appréciés à Paris, n'ajoutent donc rien à la surface habitable retenue au bail : ils peuvent être décrits par ailleurs dans l'annonce, mais pas additionnés à la surface Boutin.
C'est la confusion la plus courante. Les deux mesurages portent un nom de loi, s'expriment en mètres carrés et concernent le même logement ; pourtant ils ne servent pas au même usage et ne se calculent pas tout à fait pareil.
| Critère | Loi Boutin | Loi Carrez |
|---|---|---|
| Usage | Location (résidence principale) | Vente d'un lot de copropriété |
| Notion mesurée | Surface habitable | Surface privative |
| Document concerné | Bail d'habitation | Promesse / acte de vente |
| Hauteur minimale | Parties < 1,80 m non comptées | Parties < 1,80 m non comptées |
Conséquence pratique : les deux surfaces peuvent différer pour un même bien, car elles n'intègrent pas exactement les mêmes espaces. Réutiliser une surface Carrez dans un bail, ou l'inverse, est une source d'erreur. Si vous vendez, c'est notre page Loi Carrez qu'il faut consulter.
La loi prévoit un garde-fou en faveur du locataire. Si la surface habitable réelle se révèle inférieure de plus d'un vingtième (soit 5 %) à la surface mentionnée dans le bail, le locataire peut demander une diminution proportionnelle du loyer.
Un bail mentionne 50 m². Le seuil de 5 % correspond à 2,5 m². Si la surface réelle est de 47 m² (soit 3 m² de moins, au-delà du seuil), le locataire est fondé à demander un ajustement du loyer à proportion de l'écart constaté. Cet exemple est donné à titre illustratif et ne remplace pas l'analyse d'un professionnel ; les modalités exactes s'apprécient sous réserve de vérification.
Pour le bailleur, l'enjeu est clair : une surface surévaluée n'apporte aucun avantage durable et expose à une révision du loyer. Faire mesurer la surface par un diagnostiqueur, avant la mise en location, est la façon la plus simple de sécuriser ce point.
Le parc parisien concentre les configurations délicates à mesurer. Les plus courantes :
Sur ces logements atypiques, l'écart entre l'estimation « au jugé » et la surface réelle peut dépasser le seuil de 5 %. Un mesurage professionnel évite la mauvaise surprise au moment où le locataire vérifie.
Le diagnostiqueur Heydiag se déplace sur place avec un télémètre laser, relève les dimensions pièce par pièce et applique les règles de la surface habitable : déduction des murs, cloisons, gaines, embrasures, et exclusion des parties de moins de 1,80 m. Il identifie les espaces non habitables (cave, balcon, véranda non habitable) pour ne pas les intégrer par erreur.
Vous recevez une attestation de surface claire, exploitable directement dans le bail, sous 1 à 24 heures après la visite. Le mesurage Boutin se regroupe volontiers avec les diagnostics de location dans une seule intervention : DPE, diagnostic électrique, diagnostic gaz, ce qui réduit le coût total et limite les déplacements.
Oui. Pour un bail d'habitation portant sur une résidence principale soumis à la loi du 6 juillet 1989, la surface habitable doit figurer dans le contrat de location. Sous réserve de vérification de votre situation.
Oui, dès lors que la location meublée constitue la résidence principale du locataire et relève de la loi de 1989. La mention de surface habitable s'applique alors comme pour une location vide.
La Loi Boutin mesure la surface habitable pour la location ; la Loi Carrez mesure la surface privative pour la vente d'un lot de copropriété. Les deux surfaces peuvent différer pour un même logement.
Non. Les balcons, terrasses, loggias et vérandas non habitables sont exclus de la surface habitable, même s'ils représentent un vrai plus à l'usage.
Cela dépend de sa hauteur et de son caractère habitable. Seules les parties d'au moins 1,80 m de hauteur sont comptabilisées ; le reste est exclu. Un examen au cas par cas est recommandé.
Si la surface réelle est inférieure de plus d'un vingtième (5 %) à celle inscrite au bail, le locataire peut demander une diminution proportionnelle du loyer. D'où l'intérêt d'un mesurage fiable.
Ce n'est pas recommandé. Les surfaces Boutin et Carrez n'obéissent pas aux mêmes règles et peuvent différer. Pour un bail, mieux vaut s'appuyer sur un mesurage de surface habitable.
Si des travaux modifient la surface habitable (aménagement de combles, suppression ou création de cloisons), il est prudent de refaire mesurer le logement avant de signer un nouveau bail.
La surface habitable est une donnée du bail. Les dispositifs d'encadrement des loyers s'appuient sur des règles propres ; pour leur application exacte à votre cas parisien, une vérification est recommandée auprès des sources officielles.
En pratique, le mesurage est commandé par le bailleur, qui doit indiquer la surface dans le bail. Les modalités précises s'apprécient sous réserve de vérification de votre situation.
Ces pages complètent votre dossier de location ou de vente à Paris : Loi Carrez, DPE, diagnostic électrique, diagnostic gaz, diagnostic plomb, état des risques (ERP).
Page rédigée avec l'appui d'un diagnostiqueur immobilier certifié. Dernière mise à jour : 12 juin 2026.
Heydiag intervient à Paris et en Île-de-France pour les particuliers, agences immobilières, notaires, syndics et professionnels. Diagnostiqueurs certifiés, assurance responsabilité civile professionnelle. Les informations juridiques ci-dessus sont fournies à titre indicatif et sous réserve de vérification de votre situation.
Sources réglementaires consultées : Légifrance — loi n°89-462 du 6 juillet 1989, Service-Public — bail de location, ANIL — information sur le logement.